Comment changer votre situation : Les 4 étapes incontournables

Commençons par une définition : Action, fait de modifier quelque chose, passage d'un état à un autre, rupture de rythme, transformation, tout ce qui rompt les habitudes, bouleverse l'ordre établi.

Tout d’abord, le changement est universel et se retrouve dans tous les systèmes vivants : les végétaux, animaux, humains, organisations…pensez au cycle des saison, à la chenille qui devient papillon ...

Il y a deux types de changement :

Changement de type 1 dit d’évolution ou d’homéostasie :

il s’agit d’un changement mineur autour d’un état stable du système. C’est un processus d’amélioration continue. Il n’y a aucune remise en cause du système global, c’est juste une notion de progrès, plus ou mieux de la même chose.

Par exemple : la température du corps est viable entre 36 et 42°C. Quand elle descend ou monte trop, vous allez avoir des mécanismes « innés » : frissons, transpiration et/ou acquis (systémique) :  mettre ou enlever un pull.

Dans les deux cas le but est de maintenir une température viable pour votre système et confortable pour vous.

Changement de type 2 dit de métamorphose :

c’est un changement profond qui survient lorsque les fondations du système sont touchées, comme c’est le cas dans les transformations de ruptures, qu’il s’agisse du couple, de la famille, du milieu professionnel, de la santé…
Lorsque vous vivez une « sortie de route », vous quittez une situation plus ou moins stable qui ne vous convient plus et vous souhaitez retrouver une situation plus ou moins stable qui vous convienne.
Cela passe forcément par une période de crise.
C’est exactement ce qui se passe le jour de votre naissance ! Votre mère vous a alimenté, fourni en oxygène et maintenu au chaud pendant 9 mois et un jour, elle vous a « éjecté » de votre cocon.
La confrontation avec le monde extérieur, la douleur de la première bouffée d’oxygène, votre premier cri mêlé de colère et de peur parce qu’une blouse blanche vous tient dans les airs, suspendu par les pieds !  
Evidemment personne ne se souvient de cet épisode marquant qui, d’un point de vue du nourrisson, est assurément vécu comme une crise. 
Une chose est certaine, nous sommes tous passée par là !

1ere étape : quelle est votre situation de départ ?

Dans les faits, trois énoncés sont possibles et pourtant un seul résultat semble émerger.

  • Votre situation ne vous convient pas, vous voulez du changement, mais vous ne voulez pas changer = c’est compliqué.

Sans implication et sans engagement de votre part, aucun changement n’est envisageable, il y a de fortes chances que votre situation reste la même jusqu’à ce que vous décidiez de changer quelque chose.

  • Vous n’êtes pas à l’origine du changement et vous en subissez les conséquences = c’est compliqué.

Vous n’êtes peut-être pas responsable de la situation actuelle, mais vous êtes totalement responsable de continuer de subir ou de reprendre votre situation en main.

  • Vous êtes à l’origine du changement et vous assumez les conséquences = c’est compliqué

Vous avez déjà fait un grand premier pas : celui de quitter une situation qui ne vous convenait plus pour aller vers une situation « souhaitée ». Vous vous responsabilisez et c’est parfait.

Il s’agit maintenant d’établir et de respecter un plan d’action et de s’y tenir. Des amélioration et rectification de trajectoire sont toujours envisageables, l’important est de ne jamais perdre de vue votre destination sous peine de vous arrêter en cours de route.


2eme étape : quelle est votre attitude face aux conflits ?

Le conflit est souvent le point de départ du changement. Il survient lorsqu’une situation ou les préoccupations entre deux partis semblent incompatibles.

Face aux conflits vous :

  • Fermez les yeux pour être tranquille ?
  • Vous ne prenez pas de décisions par peur de l’incertitude ?
  • Vous évitez les réactions émotionnelles les vôtres et celles de l’autre : être en colère, blessé, gêné… ?
  • Vos valeurs personnelles, culturelles vous empêchent de réagir ?
  • Vous ne vous sentez pas concerné et engagé dans la situation ?

Si vous répondez oui à l’une ou plusieurs de ces questions, sachez qu’un « pas dit » devient un « non-dit », qu’un « non-dit » devient un conflit étouffé et par lien de cause à effet, une acceptation de votre part.

Vous exercez votre cerveau et apprenez à subir. Votre seuil de tolérance va progressivement augmenter et vous réagirez de moins en moins aux problèmes et arrivera le moment ou une situation inacceptable sera devenue acceptable pour vous.

Vous développerez une « expertise » à accepter l’insatisfaction et elle se renforcera un peu plus à chaque épisode conflictuel.

C’est exactement le même principe qu’une addiction à la drogue : vous savez que la situation est toxique, cependant la frustration du manque l’emporte sur l’idée de la crise pouvant accompagner un arrêt et donc un changement de comportement. 

Si à l’inverse vous répondez non et par conséquent exprimez votre désaccord, un changement est donc envisageable.

3eme étape : Etes-vous changement à court terme ou changement à long terme ? L’intérêt de s’imposer une limite dans le temps.

Lorsqu’une situation ne vous convient plus, que tous les éléments sont réunis pour que vous preniez la décision de changer en connaissance de cause deux typex de comportements sont observables :

Le changement à long terme : oui je veux changer et je vais mettre tout en œuvre pour réussir (action, accompagnement, coaching…). Je vais le faire, mais plus tard parce que là : excuses (je n’ai pas de temps, pas d’argent, je suis fatigué, …). 

Remettre à plus tard n’est pas un problème en soi, cependant dans 95 % des cas, vous venez de vous donner la permission de ne rien faire et vous savez au fond de vous que vous ne le ferez pas.

Le changement et la décision à court terme est efficace, si et seulement si elle n’est pas prise sous le coup d’une émotion forte (colère, joie…). Il faut cependant rester très vigilant ! Effectivement le changement a un ennemi juré qui est l’envie ! L’envie est immédiate et l’emporte souvent sur le projet, qui lui, est sur le long terme.

4eme étape : êtes-vous convaincu de vouloir changer ?

C’est la première question à se poser ! Elle nous ramène à l’étape 1.

Soit vous concentrer votre énergie sur ce que vous avez perdu et par définition, sur ce qui ne sera plus jamais « comme avant » ; dans ce cas votre déception risque d’être proportionnelle à vos attentes, surtout si vos attentes ne dépendent pas de vous et que le fruit de vos efforts ne vous est pas destiné.

Ou alors vous concentrer votre énergie sur la construction de votre situation idéale et des changements qui l’accompagne.

C’est un chemin qui s’effectue marche par marche, qui peut être long, vous pourrez rencontrez des difficultés, mais vous le faites pour vous. 

Chaque étape franchie sera vécue comme une victoire quoiqu’il arrive. Cela demande une réelle implication de votre part et un engagement honnête vis-à-vis de vous.

Le changement nous accompagne tout au long de notre vie, si nous restons spectateur, il peut devenir pénible, si nous devenons acteur, il peut devenir une belle aventure.

Nous sommes les seuls à pouvoir faire ce choix.

Rien n’est simple, rien n’est acquis, mais tout reste possible.

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Béatrice

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